L’histoire
s’ouvre sur une plongée paisible en Martinique, où Alex et Nina évoluent
dans un décor sous-marin féerique. Cette sérénité contraste violemment avec
ce qui les attend. À leur retour, un appel d’Hervé déclenche
l’inquiétude : tout le monde pensait que lui et Pascale étaient déjà
partis en croisière, mais leur voilier, l’Ombre Blanche, a disparu de son
mouillage. Très vite, la vérité tombe et ils doivent se rendre à
l’évidence : l’Ombre Blanche a disparu.
Face à l’inaction
prévisible des autorités, Alex prend les choses en main. Grâce à un système
informatique qu’il avait installé sur le bateau, il parvient à récupérer
les positions GPS transmises
par l’ordinateur de bord à son serveur. Une
poursuite commence alors, le Sirius lancé à pleine vitesse dans la mer des
Caraïbes. Les données révèlent une route incohérente : ralentissements,
demi-tours, dérive prolongée. Quelque chose de grave s’est
produit.
Ils retrouvent enfin l’Ombre Blanche, dérivant seul au
milieu de l’océan. Le spectacle est glaçant : voile déchirée, échelle
arrachée, cordages pendants bloquant l'hélice, et surtout la survie a disparu.
À l’intérieur, les indices s’accumulent : une arme au sol, une balle
fichée dans le plafond, une cabine défoncée. Tout indique une lutte violente
suivie d’un abandon du bateau.
Dès lors, l’enjeu change : il ne
s’agit plus seulement de récupérer un bateau volé, mais de retrouver des
êtres humains peut-être en train de mourir quelque part sur l’océan. Dom
plonge pour libérer l’hélice, mais la transmission est détruite : l’Ombre
Blanche devra rentrer à la voile. Dom embarque avec Pascale et Hervé pour les
aider, tandis qu’Alex, Nina et Béa repartent à marche forcée sur le Sirius
pour retrouver le radeau.
Commence alors une navigation d’une
dureté extrême, menée à un rythme inhumain. Le Sirius est poussé au maximum
de ses capacités, voiles et moteur combinés, dans une mer formée. Le bateau
bondit, retombe, grince, menace de casser. Jamais Alex n’a tant sollicité son
bateau. Les nuits sont blanches, les quarts épuisants, les corps meurtris. Béa
tente de maintenir le moral, Nina scrute l’horizon, Alex calcule sans
relâche.
Les secours sont alertés. Un avion de recherche maritime
est dépêché sur zone. Sa présence est un soulagement : il peut ratisser en
quelques heures ce que le Sirius mettrait des jours à couvrir. L’équipage
suit sa progression sur l’AIS, espérant un miracle. L’avion finit par
repérer un radeau en mauvais état et apparemment inondé. Aucun mouvement.
Puis, soudain le bras d’une personne bouge. L’espoir renaît.
Une
balise est larguée à proximité. Le Sirius fonce vers sa position, à pleine
puissance, dans une mer dure. La nuit entière se transforme en course contre la
mort. Le bateau dépasse les huit, puis dix noeuds, parfois douze, presque face
au vent. Tout vole à l’intérieur, la vaisselle se brise, les écrans
menacent de s’arracher. Béa, Nina et Alex barrent à tour de rôle,
épuisés, mais déterminés.
À l’aube, ils atteignent enfin le
radeau. Ce qu’ils découvrent est terrible : ce n'est plus qu'un sac de toile
éventré, rempli d’eau, un boudin crevé, la tente affaissée. Deux jeunes y
gisent, l’un à peine conscient, l’autre totalement inconciente. Béa
descend dans le radeau, les hydrate, les maintient en vie. Le Centre de
Consultation Médicale Maritime est contacté : la situation est
critique.
Mais ils sont encore trop loin pour une évacuation. Les
services de sauvetage décident d’hélitreuiller dès que possible un médecin
militaire à bord, un colonel rompu aux opérations extrêmes. L’hélicoptère
arrive de nuit, dans un vacarme assourdissant. Le médecin est descendu dans la
survie du Sirius, avec son matériel, dans une manoeuvre d’une précision
spectaculaire. Il prend immédiatement en charge les deux naufragés, installe
perfusions, sondes, moniteurs, transformant le carré du voilier en salle de
réanimation inclinée à 30°.
Commence alors la dernière phase :
ramener les deux survivants à terre avant qu’il ne soit trop tard, dans une
navigation encore plus dure, encore plus tendue, encore plus urgente. Le Sirius
fonce avec un équipage épuisé et à bout de force.
La suite raconte
l’arrivée, les soins, puis l’enquête qui va conduire Patrick le reporter
jusqu'au Brésil sur la piste de Roberto Buarque une personne peu fréquentable.